Elles sont une trentaine à se retrouver chaque semaine

En ce vendredi de fin janvier, la salle Vaugirard au rez de chaussée de la mairie  du XV ème arrondissement, à Paris, est transformée en ouvroir. Quelque vingt cinq femmes sont là et tricotent, des couvertures, des gilets, des bonnets, pour Tricotez Cœur. … Elles papotent, rient, dégustent des biscuits secs et des dates. L’ambiance est joyeuse, décontractée, bon enfant.
En un an, cet atelier de tricots leur est devenu indispensable. Elles aiment se retrouver, s’y sont faites des amies et se sentent utiles.
C’est une rencontre qui en est à l’origine. Un jour de 2017, Monica retrouve Nicole Schneider, l’adjointe au maire en charge des séniors. Cette ancienne chef d’entreprise est convaincue que lorsque l’on est à la retraite il faut absolument sortir de chez soi. « Si on reste devant sa télé on est fichu » dit-elle. Alors pourquoi pas créer un atelier de tricot où les femmes du quartier pourront se retrouver et travailler ensemble pour donner des layettes à Tricotez Coeur ? En quelques mois le projet prend forme et le 18 janvier 2018 la salle Vaugirard est prête à accueillir les candidates… Une urne est installée à l’entrée pour déposer des laines. On peut se servir pour réaliser son ouvrage.

« Je suis incapable de rester ans rien faire » explique Lili, la doyenne. A 96 ans, très alerte, élégante dans son pull gris et blanc confectionné par elle même, elle a trouvé là un sens pour sa vie. « Je suis seule depuis 53 ans, reconnaît-elle. Tricoter me permet de rendre service et d’occuper mes journées ». Pour elle, les ouvrages n’ont pas de secret. Ancienne chef d’atelier dans une maison de haute couture, elle a toujours travaillé dans la mode et réalise désormais 4 couvertures par mois.

Rien de tel pour Monique. Avant de découvrir l’atelier, elle n’avait jamais manié une aiguille. Mais elle s’y est mise. Et elle  apprécie l’ambiance « Nous sommes toutes contentes de nous retrouver, affirme-t-elle, nous échangeons des conseils sur les livres, les films… ».

L’entraide est l’un des maitres mots. Lilli explique à Thérèse qui vient d’arriver comment s’y prendre. Celle ci rayonne : « Je tricote depuis des années, l’atelier va me sortir de mon isolement et me permet d’être utile »

Une conviction partagée par toutes.

L’atelier des grands-mères

A la mairie du XV ème