La maison de la mère et de l’enfant

Crèche rue Labat, à Paris

Jeudi matin, 9H, Dounia dépose ses deux petites jumelles à la crèche de la Maison de la Mère et de l’Enfant rue Labat, à Paris. Puis elle part, l’esprit tranquille chercher du travail à Pole emploi. De retour, elle poursuit ses recherches d’emploi sur internet. Elle sait que ses petites filles sont entre de bonnes mains et qu’elle pourra les reprendre quand elle le souhaite. Dounia est l’une des 27  jeunes femmes qui vivent à la Maison de la Mère et de l’Enfant.

Située dans le XVIIIème arrondissement, cette maison donnant sur un jardin dépend de la Société Philanthropique. Créée en 1881 – il s’agissait alors d’un asile de nuit – elle est devenue un hôtel maternel en 1954.  Depuis 1990, elle accueille des femmes enceintes de 7 mois et les accompagne jusqu’à ce que leur enfant ait 18 mois.

« Ces jeunes femmes, seules et en difficulté, nous sont envoyées par l’ADEMIE (action départementale envers les mères isolées avec enfants) » explique la directrice, Eliane Contini. La plupart sont d’origine africaine, certaines sont nées en France, mais elles ont gardé leur culture, d’autres pas. Toutes sont démunies : pas de logement, rarement un emploi.

Ces mères et futures mères sont accueillies et logées dans des studios individuels où elles peuvent vivre avec leur bébé.

Dans la buanderie, Dominique offre les layettes de Tricotez Coeur. Elle conseille les futures mamans sur la façon de faire un trousseau pour le bébé, leur apprend à anticiper et à choisir aussi des vêtements pour quand il grandira. Les couvertures, bien chaudes pour couvrir les poussettes, ont un immense succès. Les gilets plaisent surtout quand ils sont accompagnés d’un bonnet assorti et de jolis boutons. Les manteaux à capuchon et les moufles s’arrachent… « Toutes les mamans reviennent me voir après l’accouchement » reconnaît Dominique et me demandent « qu’avez-vous ? »

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